Chères et chers collègues,
Ce mois-ci, on vous donne rendez-vous pour parler de tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le journalisme libre (sans jamais oser le demander), on vous propose deux jobs, et on s’informe sur la détection de contenu IA.
Et n’oubliez pas, notre assemblée générale aura lieu le mardi 27 octobre. Une envie de rejoindre le comité? Faites-le nous savoir!
Facturer à la journée ou à la pige, négocier ses tarifs, cumuler les mandats pour boucler les fins de mois sans y laisser sa santé mentale.
Le quotidien des journalistes indépendant.es reste largement dans l’angle mort de la profession.
Un statut choisi pour certain.es, subi pour d’autres, mais qui concerne aujourd’hui une part non négligeable des journalistes romand.es.
Quels revenus en attendre, quels droits face à une rédaction, quels besoins pour que ce statut soit réellement viable?
Avec Gabriel Tejedor, journaliste audiovisuel, Gilles Labarthe, journaliste presse écrite, Mélissa Henry, journaliste multimédia.
Mardi 29 septembre 2026
18h30
Downtown Studio
Rue des Vieux-Grenadiers 10, 1205 Genève
Prix 5.- (Gratuit membres impressum)
Et si vous êtes vous-même journaliste indépendant, l’AGJ vous invite à participer à un sondage anonyme pour dresser un état des lieux concret de la profession. Vos réponses seront utilisées sous forme agrégée pour alimenter la discussion lors de la soirée et, plus largement, pour documenter la réalité du travail indépendant dans le journalisme romand.
Comptez environ 5 minutes pour y répondre.
Et c’est reparti pour un tour de financement avec JournaFONDS, la structure de soutien au journalisme d’investigation suisse, dont le critère d’attribution est l’intérêt public des projets d’enquête ou de reportage.
Le fonds propose jusqu’à 3’000.- de financement pour démarrer un projet, ou jusqu’à 10’000.- pour son développement. La prochaine date limite est le mercredi 30 septembre, 23h59.
Le Media Forward Fund lance son appel à projets pour la Suisse romande jusqu’au vendredi 18 septembre. La subvention soutient le lancement d’une nouvelle offre éditoriale, d’un nouveau format ou d’une nouvelle source de revenus, avec un financement pouvant aller jusqu’à 125’000.- sur un an.
Pour celles et ceux en manque d’inspiration, Simon Jacoby, le fondateur du média zurichois Tsüri.ch, partage ses conseils pour répartir ses coûts et diversifier ses revenus.
Reporters sans frontières (RSF) Suisse recrute son ou sa futur.e secrétaire général.e pour succéder à Denis Masmejan. La personne aura pour mission de porter une voix forte en Suisse, de mener les actions de plaidoyer, et de coordonner la recherche de fonds.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au vendredi 25 septembre 2026.
Public Eye, l’ONG qui analyse l’impact de la Suisse et de ses entreprises sur les pays économiquement défavorisés, cherche un.e journaliste spécialisé.e dans les matières premières. Le rôle implique d’enquêter sur les dérives des multinationales basées en Suisse, de faire du terrain, et de rédiger pour le magazine et le site internet de l’organisation.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au vendredi 11 septembre 2026.
Hameçonnage, surveillance ciblée, tentatives d’intrusion… RSF Suisse vient de lancer un guide pratique de cybersécurité pour les journalistes. Le guide compile des conseils valables de la locale à l’enquête.
On y apprend par exemple à utiliser des extensions comme Privacy Badger ou uBlock Origin pour limiter le pistage, à chiffrer ses communications sensibles via Signal ou Threema, ou encore à nettoyer ses fichiers reçus avec Dangerzone avant de les ouvrir.
C’est peut-être la fin pour les hebdomadaires gratuits historiques GHI et Lausanne Cités. Les deux titres emblématiques disparaîtront définitivement en décembre et emporteront avec eux une trentaine d’emplois, si aucun repreneur ne se manifeste d’ici là.
Si ces piliers de l’information locale s’effondrent, c’est tout un pan du lien social avec la population qui disparaîtra, s’inquiète impressum.
Face à la prolifération des images et des textes générés avec l’IA, l’équipe de fact-checking d’Eurovision passe au crible les outils de détection des géants de la tech.
L’article (en anglais) pèse les points forts et les faiblesses de chaque système (Google, OpenAI, Nvidia…), avec une trame de fond: les outils peinent à détecter l’IA dans les images éditées par la suite, avec des filtres, par exemple.
Si vous avez des retours, des infos, ou si vous voulez tout simplement que votre évènement figure dans notre newsletter, n’hésitez pas à nous écrire.
D’ici à la prochaine édition, on vous souhaite un bon Jeûne genevois!
Le comité de l’AGJ